La dette est peut-être un sujet qui inquiète tous les économistes, les entrepreneurs et ceux qui s’intéressent aux finances publiques, elle n’empêche pas les candidats à la présidentielle de dormir. Début septembre, Philippe Juvin, le rapporteur général (LR) de la commission des Finances de l’Assemblée, avait adressé un courrier à tous les candidats déclarés à la présidentielle, leur demandant en substance quel est leur plan pour redresser les finances publiques. Un mois plus tard, il attend toujours : personne n’a daigné répondre, assure-t-il dans Les Echos.
Observation remarquable de notre outil de mesure du buzz sur les réseaux sociaux : tous les candidats à la présidentielle qui sont davantage soutenus que critiqués se situent aux extrêmes : Mélenchon, Le Pen, Zemmour, Dupont-Aignan. À l’inverse, les plus attaqués se situent au centre : Attal, Philippe, Faure.
Sébastien Lecornu donne dans Le Figaro une très longue interview pour présenter son budget. Tous les éléments de langage sont de sortie : « Ce n’est pas un budget d’austérité », « L’État doit être exemplaire », « responsabilisation des oppositions », etc.
C’est sur le chiffrage du déficit que ces expressions sont le plus parlantes. Car pour embellir le tableau, Lecornu fait danser les chiffres. Le vrai objectif de déficit, pour 2027, est désormais de 5 %. Mais le Premier ministre préfère parler de «4,8 % du PIB de déficit, hors nouvelle augmentation des dépenses militaire », dire que sans dépenses dans la défense « nous serions à 4 % », que « nous ne serons pas à 5 % en 2026 ». Bref les ambitions de réduction de la dépense publique continuent d’être revues à la baisse/
Déjeuner chez un gros gestionnaire d’actif. Au menu, entre autres, la crise énergétique. Les réserves de gaz européennes sont anormalement basses, le détroit d’Ormuz reste bloqué, le pipeline de Yanbu, qui permettait de contourner, a été frappé, et les livraisons de gaz russe s’arrêteront au 1er janvier prochain. Il n’y a donc, estime notre hôte, aucune raison que le pétrole se stabilise avant les 120 dollars. En période électorale, le sujet promet d’électriser les débats.
Réunion en petit comité avec des acteurs de premier plan de la cybersécurité en France. Pour eux, l’affaire HuggingFace révèle surtout l’incompétence des ingénieurs chargés de piloter les tests de sécurité. « Ces chercheurs semblent parfois un peu dépassés par la capacité de ce qu’ils ont créé. La gouvernance des tests doit être adaptée à la puissance du modèle. Mais là, on ouvre des portes qui devraient être fermées, on ne vérifie pas les droits… Le minimum requis n’est même pas mis en place chez des acteurs comme OpenAI. »
La campagne d’Édouard Philippe ressemble de plus en plus à celle de Xavier Bertrand en 2022 : même conviction absolue qu’il s’imposera naturellement, même discrétion médiatique, même refus de jouer le jeu de la primaire. Son seul avantage — pour l’instant —, c’est son avance dans les sondages. Mais depuis le début de l’été et l’entrée en campagne de Marine Le Pen, qui a donné un coup de fouet à Jean-Luc Mélenchon dans les sondages, elle s’est considérablement amenuisée. Peut-il échapper au sort du président des Hauts-de-France ?
On est le 8 septembre, et les discussions budgétaires tournent déjà à la crise de nerf. Pour réduire le déficit de la Sécu, le gouvernement envisage de taxer l’épargne salariale. On notera que le Premier ministre, qui promettait fin août qu’il n’y aurait pas de hausses d’impôts, n ‘aura pas mis longtemps à se dédire.
Deuxième effet kiss-cool, Sébastien Lecornu a saisi la justice, appréciant peu que l’information ait fuité. Ambiance…
Mistral AI se félicite — légitimement — d’avoir levé trois milliards d’euros, « le plus important tour de table en capital jamais réalisé par une entreprise technologique européenne »
Commentaire d’un observateur américain : « Félicitations, mais 3 milliards, c’est le plus important tour de table d’une entreprise de la tech européenne ? Mon dieu. »
Dans son dernier sondage pour Le Parisien, Ipsos-BVA s’intéresse aux transferts de vote depuis 2022. La plupart des candidats n’étaient pas sur les bulletins à l’époque, ce qui complique forcément l’analyse. On constate tout de même que si plus de 90 % % des électeurs de Le Pen en 2022 prévoient de voter pour elle l’an prochain, la moitié seulement de ceux qui avaient voté Mélenchon il y a quatre ans prévoient de le refaire l’an prochain. 15 % prévoient de voter Glucksmann… et 9 % Le Pen.
À l’US Open, il vaut bien mieux vendre des cocktails que gagner des matches pour s’enrichir :
En 2026, le cocktail officiel de l’US Open, le Honey Deuce, une boisson à base de vodka Grey Goose et de melon vendue 23 dollars (pour ce prix, vous pouvez garder le verre), a rapporté 17 millions de dollars. Soit 7 millions de plus que le total des primes versées aux deux vainqueurs des tableaux de simple.